Exposition FRAGMENT PORTANT

Du 13 au 29 mars 2026

▶︎ Vernissage le vendredi 13 mars 2026, de 18h à 22h

Carla Barkatz / Marie Biaudet / Anaïs Gauthier / Matthieu Grivelet / Mickaël Halley / Lara Kliot

Un oxymore discret,
deux termes s’allient.
Un reste qui tient.
Brisé, mais porteur.
La fissure, un motif, une charge,
lourde.
Politique, intime ou sociale.
Un bout, un tout, une densité.
Le fragment concentre.
Il retient une tension.
Il garde la mémoire du geste qui l’a contraint.
Rien d’entier.
Pourtant, quelque chose insiste.
Porter,
le poids du temps,
les fatigues corrosives,
les désirs de refuge.
Porter,
des perspectives hybrides
le souvenir et les fantômes
Porter l’imperturbable dénouement
Porter, pour enlacer et supporter.
Ici, défait, imparfait et lacunaire.
Rien n’est complet.
Mais quelque chose tient.
Et cela suffit.
Un reste,
qui tient.
Brisé, mais porteur.

CARLA BARKATZ

Née en 1996, Carla Barkatz vit et travaille à Paris.
Diplômée en 2020 de l’École Nationale Supérieure d’Art de Nice, Villa Arson, et d’un Master en Études sur le genre à Panthéon-Sorbonne, elle explore, par la sculpture et l’installation, les rapports sensibles et mémoriels du corps à l’espace social, et plus particulièrement à la notion de travail. Sa pratique interroge porosité et vulnérabilité, laissant apparaître les traces de l’effort à travers des matériaux bruts tels que la céramique, le plâtre et l’acier.
Lauréate du prix Thorenc d’art (2020) et du prix Essentiel (2025), en partenariat avec le Musée International de la Parfumerie de Grasse, ses œuvres ont été exposées au Centre d’art contemporain de Nice, Villa Arson, à l’Espace de l’art concret et à la galerie Hyperbien en 2024.
https://www.carlabarkatz.fr/
@carlabar.k

Crédit : Carla Barkatz / Reconditioned bodywork, 2023 ©adagp

MARIE BIAUDET

Marie Biaudet est née en 1993.
Elle obtient son DNSEP à L’École Nationale Supérieure d’Art et Design de Nancy en 2018. Elle travaille actuellement dans une atelier de sculpture à Montreuil, où elle explore différentes techniques et matériaux qu’elle associe au champ des arts décoratifs.
À travers ses sculptures et bas-reliefs, elle cherche à (re)constituer une maison rêvée, un espace s’inscrivant à la fois sur le plan du lieu fantasmé et de l’espace de vie quotidien. Elle créé ainsi un refuge composé d’objets incarnant des paysages hypothétiques à la faune et à la flore mutantes, prenant parfois la forme des figures anthropomorphes qui les peuplent.

@biaudie

Crédit : Marie Biaudet / La maison dans sa chair, absorbe ses mésaventures, 2025 ©adagp

ANAÏS GAUTHIER

Anaïs Gauthier est née à Paris, elle vit et travaille à Montreuil.
Elle est diplômée de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne.
Son travail aborde la notion de cycle, de transformation en passant par des éléments motorisés.
Par des formes hybrides, elle met en relation des éléments à la fois organiques et manufacturés pour questionner la maintenance et le soin dans la relation vivant/machine. Elle questionne les tensions autant dans le domaine de l’intime qu’à l’échelle du cycle de production. Elle collabore régulièrement avec Matthieu Grivelet, ingénieur, mêlant art et technologie.
Elle est lauréate de la bourse de recherche de l’ADAGP en 2024 et finaliste du Prix Art Eco-Conception Art of Change 21 & Palais de Tokyo en 2025. Son travail a été présenté lors d’expositions monographiques: CAC Tignous Montreuil, VORTEX Dijon, Scroll Galerie Nantes, POCTB Orléans, BAM Projects Bordeaux et collectives : Biennales ARTPRESS au Musée d’Art Moderne et à la Cité du Design Saint-Etienne, Shandong Institute of art & Design Jinan Chine, CRAC Champigny-sur-Marne, Villa Belleville, Galerie Au Roi, Julio Artist Run Space à Paris, POUSH et Galerie Studio Home Awareness Milan … Elle a participé à des résidences de création, telles que les Ateliers Médicis, la Villa Belleville, la Maison Artagon, les Ateliers Vortex.
Elle sera en résidence à la Cité internationale des arts en 2026.

@anais_gauthier
www.anaisgauthier.org

Crédit : Anais Gauthier / Théorème du Spasme, 2025

MATTHIEU GRIVELET

Matthieu Grivelet est né à Aix-en-Provence. Il vit et travaille à Montreuil.
Ingénieur de formation, il est autodidacte dans sa pratique de la sculpture. Nourri par la culture des fablabs et des hackerspaces, il développe une approche fondée sur la réappropriation des techniques : détourner, comprendre, démonter et reconstruire les dispositifs pour en révéler les rouages. Riche d’un solide bagage technique, notamment formé au travail de charpentier, Matthieu Grivelet conçoit des structures et des mécanismes où dialoguent précision industrielle et gestes manuels. Son travail s’inscrit à la croisée des savoirs techniques, de l’expérimentation artisanale et d’une réflexion sur la généalogie des technologies.
Parallèlement à sa pratique personnelle, il accompagne régulièrement des projets au sein d’institutions telles que le Musée du Louvre, le Musée d’Orsay et la Bourse de Commerce. Il collabore également avec la plasticienne Anaïs Gauthier sur des installations mécanisées. Il a exposé à la galerie Sculpture Paris Montreuil en 2023 et 2025 et a été en résidence de recherche à La Menuiserie (Picardie) en 2024.

@matthieu.grivelet

Crédit : Matthieu Grivelet / Itération(s), 2025

MICKAËL HALLEY

Mickaël Halley est artiste plasticien et musicien.
Diplômé de l’Ecole des beaux arts de Rouen, il vit et travaille à Montreuil.
Il a participé à plusieurs résidences, dont L’H du siège (Valenciennes), la Villa Calderon (Louviers) et plus récemment le Shakirail (Paris). En parallèle de sa pratique plastique, il développe un travail de création sonore et collabore avec des artistes pour des spectacles ou des bandes sons d’expositions. Il est également fondateur en 2015 du label UNSE Records visant à valoriser des artistes sonores expérimentaux. Il organise des performances et édite plusieurs vinyles, cassettes et objets multiples et participe depuis à différents salons d’éditions dont Trafic au Frac de Marseille.
Le travail de Mickaël Halley est chargé d’idées hétérogènes. L’artiste aime par ailleurs travailler à partir d’éléments qu’il a rencontrés et qui eux-même l’habitent. Il distribue les formes et les couleurs de ses espaces à la manière d’une partition : il s’agit pour lui de rejouer sans cesse ce qui nous entoure, comme un musicien échantillonne les bruits alentour. A l’issue de ce jeu, un récit visuel s’offre au public, dans lequel on décide de se laisser embarquer ou non. Si une histoire ne possède que très rarement une seule réalité immuable, elle n’en demeure pas moins celle de l’auteur qui livre là sa perception, sa compréhension – ou souvent son incompréhension du monde qui l’entoure.

@mickaelhalley

Crédit : Mickaël Halley / L’imperturbable Dénouement, 2025

LARA KLIOT

Lara Kliot est née en 1989 à Tel aviv, elle vit et travaille à Paris.
Elle est diplômée d’un B.Ed.F.A de Hamidrasha faculty of the arts Beit Berl (Israël) et d’un CAP en céramique à Paris.
Son travail s’inspire des techniques traditionnelles de la sculpture et de l’artisanat. Elle associe différents matériaux tels que la céramique, le verre et le bronze, et en explore les capacités techniques et esthétiques. Elle questionne les dimensions et met en dialogue le dessin et la sculpture.

@lara_kliot

Crédit : Lara Kliot / Light ahead, 2024