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73 rue des Haies - 75020 Paris


Avril 2013



Exposition - RANK 1+1 //
Ludovic Bernhardt / Can Ertas //

Du 5 au 21 avril 2013 //
Vernissage le vendredi 5 avril de 18h à 22h
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exposition Axël Kirloff // Formes émergentes et trajectoires fantômes

 


 

L'exposition Rank 1+1 présente une collaboration entre un artiste turc, Can Ertas, et un artiste français, Ludovic Bernhardt. Suite à un travail commun réalisé au sein de la galerie Sanatorium à Istanbul, ils investissent Plateforme dans une forme de cohabitation sémiotico-formelle.

Dans le projet Rank 1+1 les deux artistes se débarrassent de toute pollution mémorielle et visuelle pour réfléchir à ce que peut être une image-objet, en tant que non-illustration d’aucune sorte, d’aucun être, d’aucune référence au réel. Et ceci particulièrement dans les oeuvres initiales de Can Ertas, qui, comme le souhaite l’artiste turc, ne doit faire aucune référence à un extérieur. La formule L’art en tant qu’art d’Ad Reinhardt, pourrait être un pilier idéologiquement incontournable du travail de Can Ertas, considérant le processus artistique comme une production formelle tournée vers elle-même.

De son côté, Ludovic Bernhardt, se réfère à un extérieur, mais un extérieur immatériel, codé, étatique, militaire. Nous sommes face à des œuvres réduites à l’état de signes d’une  « violence conventionnelle ». Cette dernière, principe d’abstraction du signe et du code propre à nos sociétés contemporaines, fait étal d’une certaine habilité à déraciner le signe de tout ancrage référentiel. Ainsi, le signe conventionnel le plus froid, par exemple celui du logotype ou du code technologique et guerrier, évoque une distance extrême entre sa réalité de signe et ce à quoi il renvoie.

Les deux artistes proposent un dialogue entre un art abstrait de type géométrique, et un environnement social et sémantique froid, entre certaines formes désincarnées et un ancrage de la forme, du signe et du code appartenant à un univers gelé, désocialisé.

Les oeuvres possèdent finalement une identité similaire. Il ne s’agit pas de parler d’esthétique, ni de parler de forme, mais plus de parler d’un ensemble négociant une place dans un environnement artistique proche du langage. 

Can Ertas et Ludovic Bernhardt vivent et travaillent à Istanbul. Ludovic Bernhardt, ancien élève du Fresnoy, membre de L’entreprise et artiste de la galerie Sanatorium à Istanbul, collabore régulièrement avec des artistes turcs.

Plus d'infos //

 

 

   

Ludovic Bernhardt

   

   

Plates / installation / 2013

   
   

100 médailles / détails / livre édition limitée / 2013

     
   

Biographie

La démarche de Ludovic Bernhardt est basé sur une manipulation graphique de signes socialement déterminés.
Tel un jeu de stratégie ou un jeu de plateau, le travail de l’artiste est produit sous des formes hétérogènes, en connexion avec des contenus hiérarchiques, géo-politiques, ou guerrier, tout en se référant à des grilles organisatrices stables. Ces productions sont constituées de matériaux sémiotiques multiples; icônes, médailles, insignes, livres, cartes, plateaux, peintures... Et s’orchestrent dans la pluralité de leurs éléments, par des types de progressions structurées ou aléatoires.
Dans cet esprit, Ludovic Bernhardt à réalisé un travail d’installation cartographique à Art Beat Istanbul, intitulé Conflict park, consistant en la tranformation du récent circuit de Formule 1 d’Istanbul en territoire de crise globale.
Implanté dans la ville d’Istanbul, et engagé dans des activités de design graphique, il est fortement influencé par les énergies artistiques et graphiques présentes dans la Turquie contemporaine.
Ludovic Bernhardt est également fortement inspiré par l’univers des jeux vidéos et jeux de stratégie, jeu de go, ainsi que par les écrits de Giorgio Agamben, Alain Joxe et Karl Schmidt.



     
   

Can Ertas

   
   

5-01 / papier decoupé / 2013

 

   
   

7-01 / papier decoupé / 2013

     
   

Biographie

Can Ertas, originaire de la mer Noire, travaille depuis quelques années dans la ville d’Istanbul, sur des formes graphiques simples, pures, et dépouillées de toute références figuratives.
Un certain minimalisme de type industriel est mixé à un vocabulaire digital, numérique et icônique.
Ce minimalisme est celui d’une génération à la fois engagée dans une culture artistique «pure» et une culture graphique fonctionnelle : logotypes, identités, typographie.
Can Ertas se réclame volontier appartenir à la famille artistique des allemands Consortium.

 

 

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